3 mandats supposés de la SQ à la Ville de Montréal : Gérald Tremblay doit rendre public le courriel

Sentant la soupe chaude lors d’une entrevue avec Paul Arcand ce matin, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a affirmé en panique que contrairement à ce que la Sûreté du Québec a dit, la Ville de Montréal aurait reçu 3 mandats de la SQ pour des vérifications. Essayant de justifier l’espionnage dont ont été victimes le Vérificateur général et le Président du conseil, le Maire a indiqué qu’« Il y a des mandats qui ont été donnés par la Sûreté du Québec pour faire des vérifications ». Gérald Tremblay a refusé de donner plus de détails alléguant que des enquêtes sont en cours. « Le maire a sous-entendu ce matin que la SQ a permis à son administration d’espionner le Vérificateur général et les élus montréalais et que la SQ a menti. C’est invraisemblable. Nous voulons voir le fameux courriel qui donne supposément 3 mandats de vérification à l’administration montréalaise », a affirmé le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron.

La SQ a pourtant été très claire dans un article du Devoir du 22 avril dernier : « On ne confirme ou n’infirme jamais la tenue d’une enquête. Cependant, nous tenons à préciser qu’en aucun temps, la Sûreté du Québec n’a suggéré ou demandé aux représentants de la Ville de Montréal de procéder à l’interception ou à la récupération des courriels. » En réponse à une question de Paul Arcand, le maire de Montréal a laissé entendre que la SQ a menti :

Paul Arcand: « La Sureté du Québec a menti, c’est ça que vous me dites? »

Gérald Temblay: « Écoutez, employez les mots que vous voulez… »

« Le maire de Montréal nous affirme avoir obtenu 3 mandats par la SQ et nous dit que les autorités de la SQ n’étaient pas au courant de ces supposés mandats. C’est renversant. De plus, la portée du mot mandat est importante. Ce n’est pas la même chose de « mandater » la Ville d’espionner illégalement des courriels et de « demander » des vérifications. Nous voulons des preuves », a pour sa part exigé le porte-parole de Projet Montréal en matière de Sécurité publique, Marc-André Gadoury.

« J’espère que la Sûreté du Québec va répondre aux allégations du maire Tremblay et nous dire qu’en aucun temps, elle a permis à la Ville de Montréal de contrevenir à la loi en l’autorisant à intercepter illégalement les courriels du Vérificateur général et d’au moins un élu, le Président du conseil, Claude Dauphin », a conclu Richard Bergeron.

Pour écouter l’entrevue en question, cliquez ici.