Après 10 ans de laxisme, Union Montréal s’invente une conscience

Après 10 ans de scandales et de laisser-faire, la formation politique de Gérald Tremblay propose quatre déclarations demandant au gouvernement du Québec d’intervenir à Montréal en ce qui concerne la corruption et le financement des partis politiques. «C’est trop peu, trop tard. Il a fallu que Lino Zambito corrobore les affirmations de Benoît Labonté sur le 3% qu’a reçu Union Montréal, pour que des subalternes de Gérald Tremblay tentent désespérément de renverser la vapeur. Gérald Tremblay a tellement honte de ses actions qu’il n’ose plus défendre lui-même les manquements flagrants à l’éthique de son administration », a déclaré Richard Bergeron, candidat à la mairie de Montréal et chef de Projet Montréal, seule formation politique municipale propre à Montréal.

« Le problème avec le financement d’Union Montréal, ce n’est pas son financement légal, c’est son financement illégal et anonyme. Depuis des années Projet Montréal dénonce qu’il y a trop d’argent en politique. C’est pourquoi, dès 2009, nous nous sommes dotés de règles de financement strictes, approuvées par John Gomery. Ça fait 10 ans que Gérald Tremblay, Richard Deschamps, Michael Applebaum et Marvin Rotrand laissent aller la corruption et la collusion à Montréal : ils n’ont aucune crédibilité pour tenter de l’enrayer. Comme par hasard, à un an de l’élection et en pleine Commission Charboneau, ils décident de demander des modifications à la loi au Gouvernement du Québec. Au lieu de déposer des déclarations et de demander aux autres de faire leur job, ils auraient dû eux-mêmes agir depuis longtemps », a poursuivi Richard Bergeron.

Richard Deschamps et Marvin Rotrand n’ont pas de crédibilité pour parler de lutte à la corruption

Rappelons que Richard Deschamps et Marvin Rotrand font partie de l’administration Tremblay depuis des années, une administration dont les allégations de corruption sont rendues publiques presque quotidiennement.

  • Voici d’ailleurs une liste partielle des allégations et agissements de l’administration Tremblay-Applebaum-Rotrand au cours des dernières années :
  • Ristourne de 3% sur tous les contrats versée au parti du maire remblay alléguée par Benoit Labonté en 2009 et corroborée lors du témoignage de Lino Zambito à la commission Charbonneau;
  • Usage de prête-noms lors de dons politiques illégaux pour le financement d’Union Montréal;
  • Arrestation et mise en accusation pour fraude, complot et abus de confiance de toute la garde rapprochée du maire Tremblay : son président du comité exécutif Frank Zampino, son chef de cabinet Martial Fillion, et le responsable du financement de son parti Bernard Trépanier;
  • Enquêtes toujours en cours concernant le toit de l’Hôtel de ville, où le fils du parrain de la mafia, maintenant décédé, Nicolo Rizzuto Jr, aurait exigé que l’entrepreneur verse des sommes d’argent (40 000$) à deux conseillers du parti Union Montréal pour qu’il puisse commencer les travaux;
  • Enquêtes policières concernant l’octroi du contrat des compteurs d’eau à Génieau, un consortium formé de Simard-Beaudry Construction (Tony Accurso) et de Dessau;
  • Enquête et accusations criminelles reliées à la vente à rabais des terrains du Faubourg Contrecœur à l’entreprise Construction Frank Catania et Associés;
  • Départ dans la controverse de trois directeurs généraux de la Ville, Robert Abdallah, Claude Léger et Louis Roquet;
  • Conflit d’intérêts grave : Frank Zampino est allé deux fois sur le yacht de Tony Accurso pendant l’appel d’offres du contrat des compteurs d’eau;
  • Activité de financement à Saint-Léonard, fief de Frank Zampino (mai 2008), ayant rapporté 360 110 $, dont 49 760 $ de dons anonymes;
  • Violation de l’indépendance du Vérificateur général par de l’espionnage de ses courriels : poursuite civile en cours;
  • Espionnage des courriels du président du conseil, Claude Dauphin;
  • Enquête sur la fraude de 8 millions $ au Service informatique de la Ville;
  • Condamnation de deux élus d’Union Montréal pour corruption dans l’arrondissement Saint-Laurent, Irving Grundman et René Dussault;
  • Enquête sur les dépassements de coûts du Centre communautaire intergénérationnel d’Outremont, construit sous l’administration Harbour;
  • Arrestation de l’ex-maire de l’arrondissement d’Outremont, Stéphane Harbour, et de deux de ses collaborateurs, Yves Maillot et Jean-Claude Patenaude, accusés de fraude, complot, abus de confiance, fabrication et usage de faux documents;
  • Failles entourant le contrat des télécommunications octroyé à Telus, où l’ex-directeur général de la Ville, Louis Roquet, a coulé de l’information confidentielle au fournisseur provenant du rapport du Vérificateur général avant qu’il ne soit publié;
  • Conflits d’intérêts, népotisme et gestion opaque de BIXI, dont les opérations montréalaises sont déficitaires chaque année;
  • Voyage de Luis Miranda aux Açores avec des fournisseurs de son arrondissement;
  • Plainte retenue par le MAMROT contre Bertrand Ward et Monique Worth, mairesse de Pierrefonds-Roxboro;
  • Suspension de trois employés à la suite des allégations de Lino Zambito.

 Renseignements : Catherine Maurice, attachée de presse de la 2e opposition, 514 872-3153, catherine.maurice@ville.montreal.qc.ca