Projet Montréal profite du déclenchement imminent de la campagne électorale provinciale pour demander aux partis provinciaux de prendre des engagements solides visant à maximiser le potentiel de développement économique et social de Montréal. « Montréal, la locomotive du Québec, est à la croisée des chemins. Tous les partis qui aspirent à gouverner le Québec ont le devoir de se prononcer sur les enjeux montréalais, entre autres, en matière de gouvernance, de révision du cadre législatif, des investissements, de la fiscalité municipal», a fait valoir Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et conseiller de Jeanne-Mance.
Gouvernance
Le monde municipal a fait les manchettes, ces dernières années, souvent pour les mauvaises raisons. Bien que le gouvernement du Québec ait posé certains gestes pour contrer la collusion, la fraude et la corruption au niveau municipal, Projet Montréal est d’avis qu’on peut aller encore plus loin. Abaisser à 250 $ le maximum annuel autorisé de contribution financière à un parti politique municipal, éviter la double rémunération publique d’anciens élus municipaux, réduire de moitié le maximum des dépenses autorisées lors des élections municipales, améliorer les mécanismes d’appels d’offres, renforcer la loi sur le lobbyisme : ce sont toutes des actions concrètes pour lesquelles Projet Montréal a toujours milité. « Il faut minimiser au maximum le rôle de l’argent en politique municipal. Il est temps de serrer la vis », a ajouté Richard Bergeron.
Un plan Sud pour Montréal
Montréal est la locomotive économique du Québec. Par contre, elle semble de plus en plus oubliée des partis politiques provinciaux, soucieux de se faire élire là où, électoralement, ça compte. Montréal a besoin, entre autres, d’une politique de consolidation et de relance de l’emploi, que le gouvernement du Québec soit cohérent avec ses propres politiques concernant Montréal (Turcot, Notre-Dame Est, notamment) et qu’il y ait une véritable stratégie d’investissement massif dans les transports collectifs sur l’île de Montréal.
Donner à Montréal les moyens de jouer pleinement son rôle de métropole
« Montréal aura à affronter des défis de taille comme le transport collectif, la gestion des matières résiduelles, l’intégration des immigrants, le financement de son service de police, l’itinérance et l’amélioration des milieux de vie. Pour faire face à ces enjeux, le nerf de la guerre, c’est l’argent », a déclaré Richard Bergeron, chef de Projet Montréal. C’est pourquoi Projet Montréal demande aux partis provinciaux de s’engager à réformer la fiscalité municipale, celle de Montréal et sa région en particulier. Montréal est la locomotive économique, sociale et culturelle du Québec. Que proposent les partis politiques provinciaux pour refléter cette réalité?
De plus, Montréal ne peut plus continuer à augmenter les taxes municipales simplement pour améliorer sans cesse la rémunération de ses employés municipaux, les employés déjà les plus favorisés au Québec. Les partis municipaux doivent prendre des engagements clairs pour épauler Montréal sur cet enjeu. Rappelons que cet enjeu n’est pas particulier à Montréal, mais bien à l’ensemble des municipalités au Québec.
« Montréal n’est pas que le lieu de résidence des Montréalais. Montréal est la métropole de tous les Québécois et Québécoises, le cœur économique, social et culturel du Québec tout entier. Que proposent les partis politiques provinciaux pour refléter cette réalité? », a conclu Richard Bergeron.
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Renseignements : Catherine Maurice, attachée de presse de la 2e opposition, 514 601-5542
