Projet Montréal a tenu, hier, une première conférence dans le cadre de sa série « Le Montréal qu’on aime ». Plus de 100 personnes étaient présentes afin de débattre des défis et opportunités reliés à l’implantation de la cuisine de rue à Montréal, ce qui en a fait un réel succès. Cette importante participation témoigne de l’intérêt des Montréalais pour cet enjeu.
Gaëlle Cerf a entamé la discussion en partageant son expérience à titre de cofondatrice de Grumman’78. Elle a émis ses recommandations pour que l’implantation de la cuisine de rue à Montréal se fasse de façon harmonieuse. « Je souhaite que les initiatives en restauration de rue qui prendront forme à Montréal soient à l’image de la Ville : créative, innovatrice, saine et accessible. On a une occasion à saisir pour que le phénomène prenne son envol de façon concertée et réfléchie », a-t-elle mentionné.
Peter Katsoudas, propriétaire du restaurant Rib’n Reef, a continué en abordant l’aspect de la concurrence. « Tous ceux qui le souhaitent peuvent ouvrir un restaurant à Montréal. On ne peut donc pas empêcher la compétition entre restaurateurs; par contre on peut s’assurer que tous les restaurateurs opèrent avec les mêmes règles », a-t-il affirmé. Il a également souligné l’importance d’établir un système de contrôle des ventes et de définir les espaces propices pour l’implantation de camions.
Marie Marquis, professeure en nutrition à l’Université de Montréal, a pour sa part mentionné l’importance de développer la cuisine de rue avec une préoccupation pour la saine alimentation. « Avec la cuisine de rue, on a une occasion de faire la promotion de saines habitudes de vie, de l’alimentation locale et biologique. » Pour ce faire, les restaurateurs de rue devront, selon elle, développer leur offre en fonction de critères de qualité, d’achat local, de salubrité, et selon le profil des mangeurs, qu’elle décrit comme ouverts à l’innovation culinaire et curieux.
François W. Croteau, maire de Rosemont – La Petite-Patrie, a poursuivi la discussion : « Les Montréalais aiment avoir du plaisir. La cuisine de rue nous offre une excellente occasion d’animer nos espaces publics. Toutefois, comme acteurs publics, on doit répondre aux inquiétudes de tous les citoyens. » Selon lui, plusieurs questions devront être abordées, dont la malbouffe, la salubrité et l’occupation de l’espace public. Il sera donc important que l’administration municipale soit créative en matière de réglementation.
« J’ai été agréablement surpris par l’enthousiasme exprimé par les participants à la conférence d’hier soir, ce qui me démontre que la cuisine de rue est un enjeu qui passionne les Montréalais, a conclu Richard Bergeron, chef de Projet Montréal. En tant que membre de la Commission sur le développement économique et urbain et l’habitation, qui traitera la question de la cuisine de rue, je porterai une attention particulière aux préoccupations exprimées.», a-t-il ajouté.
Renseignements : Marie-Eve Gagnon, responsable des communications de Projet Montréal, 514 390-0792, poste 310, marie-eve.gagnon@projetmontreal.org
