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Portrait de Tan Shan Li | Mois du patrimoine asiatique

31 mai 2022

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Je m’appelle Tan Shan Li et je suis conseillère d’arrondissement pour le district de Saint-Henri-Est–Petite-Bourgogne–Pointe-Saint-Charles–Griffintown, dans le Sud-Ouest. Ce district électoral est non seulement celui avec le plus long nom de toute la ville de Montréal, il est aussi l’un de ceux qui possèdent une grande diversité de quartiers et de population!


J’ai emménagé à Griffintown il y a plus de sept ans, quittant alors le quartier moins central de Rivière-des-Prairies, où j’ai grandi avec mes parents après avoir émigré de Chine en 1983. J’ai commencé à m’intéresser à la politique municipale lors de mon arrivée dans le Sud-Ouest en 2015; la transformation de Griffintown s’amorçait. Je n’ai jamais pensé me lancer en politique avant la dernière élection. Cependant, en constatant ce que Projet Montréal faisait dans les arrondissements comme Le Plateau-Mont-Royal, j’ai commencé à croire que les gouvernements de proximité, pas seulement le fédéral et le provincial, pouvaient réellement influencer le développement des quartiers. C’est ce dont nous avons besoin dans Griffintown et c’est ce qui m’a convaincu de commencer mon implication en 2017!


Malgré mon identité chinoise, mon appartenance aux communautés asiatiques n’a pas toujours été très forte. Plus jeune, je n’avais pas beaucoup de liens avec d’autres membres de ma communauté. Peu de personnes d’origine asiatique habitaient dans mon quartier. Au début du mois, au bal de l’Orchidée, organisé par la Jeune chambre de commerce chinoise (Young Chinese Professionals Association), j’ai pris la parole pour dire qu’en tant que personnes d’origine asiatique, il faut que nous nous impliquons politiquement, en particulier au municipal, qui est selon moi le palier où nous pouvons le plus facilement voir les effets de nos actions sur notre vie de tous les jours. Aujourd’hui, je peux fièrement affirmer que je pense sincèrement qu’en ayant davantage de membres de nos communautés asiatiques en politique, nous pourrons faire une différence dans la vie de l’ensemble de la population.


D’ailleurs, les actes de haine anti-asiatique que nous avons malheureusement observés pendant la pandémie ont contribué à un certain réveil à cet égard. Je pense que cela a pu souder les gens et leur montrer qu’ils ont une voix qui mérite d’être entendue. Nous avons vu plusieurs groupes anti-racistes s’allier et se coordonner. J’ai l’impression qu’il y a eu un début d’éveil des consciences, surtout chez la plus jeune génération.


En tant qu’administration, nous devons continuer à davantage réfléchir nos infrastructures en fonction des différentes communautés qui vont les utiliser. Par exemple, lors de la construction et de l’aménagement d’un parc, il faut penser à comment les familles de toutes les origines culturelles pourront en profiter. Avec l’analyse différenciée selon les sexes (ADS+), il y a un souci de penser à tout le monde. Ainsi, nous favorisons le plus de citoyen·nes possible à utiliser nos infrastructures, peu importe leur âge, leur culture, etc. Cette analyse s’applique aussi pour les différents médias et pour le milieu culturel au Québec. Nous voyons encore trop peu de personnes d’origine asiatique à la télévision québécoise. Il est plus difficile de s’identifier ou de se voir faire carrière dans un milieu quand il n’y a personne qui nous ressemble.


En parallèle à tout ça, ma priorité pour mon mandat est la transition écologique dans mon arrondissement. Lutter contre les changements climatiques passe sans aucun doute par l’urbanisme incluant une densification intelligente des villes.


Je peux faire un lien entre l’urbanisme et ce que j’ai observé durant ma carrière en technologies de l’information dont la transformation numérique des services offerts aux citoyen·es. Au début de l’informatisation des services, les personnes en charge de la conception décidaient des fonctionnalités offertes dans un logiciel sans toujours prendre en considération la personne qui l’utilise. Maintenant, au contraire, ce sont les personnes utilisatrices qui expriment leurs besoins et les équipes de conception qui doivent créer les services numériques qui vont répondre à ces besoins. Beaucoup d'efforts des projets en technologies sont mis sur l’expérience utilisateur.


En urbanisme, le même principe s’applique, prenons en compte les besoins des citoyen·nes d’abord, et voyons ensuite quelles ressources nous avons pour répondre à ces besoins-là! De cette façon, nous pourrons continuer à avancer vers nos objectifs de transition et d’inclusion!